Deux jours dans le cirque de Mafate : une randonnée qui se mérite

Il y a des randonnées où l’on regarde la météo, on prépare son sac et on se dit tranquillement : « Allez, c’est parti pour une petite balade. » Et puis… il y a Mafate.
Cette fois, pas question de regarder le cirque d’en haut, depuis un belvédère. Pour cette randonnée, je pars deux jours et une nuit au cœur de Mafate, avec un groupe de randonneurs dont Laurent et ma tante Vania qui connaissent très bien les lieux.
Ces deux jours vont m’offrir des paysages incroyables, quelques glissades, des wouhaouuuu à répétition et des moments inoubliables !
Allez, on y va !

Parenthèse culturelle :
Mafate est l’un des trois grands cirques de La Réunion. Ce qui le rend vraiment particulier, c’est son isolement. Ici, les routes s’arrêtent et les jambes prennent le relais.
Aucune route carrossable ne permet de relier les différents îlets entre eux. Pour se déplacer, il faut donc emprunter les sentiers. À pied pour les randonneurs, bien sûr, mais aussi pour les habitants au quotidien.
L’hélicoptère joue également un rôle essentiel dans la vie du cirque. Il permet notamment d’assurer le ravitaillement, d’acheminer des matériaux et de transporter certaines personnes. À Mafate, il fait donc partie du quotidien, même si son utilisation reste bien différente de celle que nous pouvons en avoir depuis l’extérieur.
Et malgré cet isolement, Mafate est loin d’être désert. Un peu plus de 800 habitants vivent aujourd’hui dans les différents îlets du cirque.

On chausse donc les baskets car vous l’avez compris pour découvrir Mafate, il faut marcher. Et c’est justement ce qui me plaît dans cet endroit : je ne vais pas simplement traverser un magnifique décor de montagne. Je vais marcher dans un territoire habité, où les sentiers sont aussi des chemins de vie. À La Réunion, on résume souvent cette particularité avec une expression : « Mafate à pattes ».

Jour 1 : Dos d’Âne à Grand Place les Hauts

Le mur de Dos d’Âne

Le départ se fait à Dos d’Âne, plus précisément devant l’église, dans les hauteurs de La Possession. À peine arrivée, un chien errant, comme il y en a malheureusement beaucoup sur l’île, vient me souhaiter une bonne randonnée.

Très rapidement, je comprends que Mafate a décidé de me souhaiter la bienvenue à sa manière. En descendant… Beaucoup.
Le sentier qui relie Dos d’Âne à Deux Bras est justement connu pour cette longue descente vers la Rivière des Galets. Il constitue l’un des accès classiques au cirque et emprunte une portion du GR R2. On l’appelle le mur de Dos d’Âne. Un nom qui donne déjà quelques indications sur ce qui m’attend. Et moi qui pensais que le plus difficile serait de monter… Erreur. La pente est raide (effectivement le nom de « mur » est très bien approprié) et le terrain irrégulier. Mais heureusement, le paysage commence déjà à faire oublier l’effort.
Les reliefs de Mafate apparaissent progressivement et, à chaque pas, je découvre un peu plus ce gigantesque décor de pitons et de remparts.

Et puis, au milieu de cette descente, la nature décide de m’offrir un petit encas. Je tombe sur quelques goyaviers.

Parenthèse culturelle :
Le goyavier est un petit fruit rouge, très parfumé, qui pousse facilement à La Réunion. Il ressemble un peu à une petite baie ronde et se mange aussi bien nature qu’en confiture ou en gelée. A ne pas confondre avec la goyave !

Les miens ne sont pas franchement à parfaite maturité… mais franchement, peu importe. Dans ce décor, en pleine randonnée, quelques fruits directement cueillis dans la nature font largement mon bonheur.

Je poursuis ma descente et le sentier devient progressivement plus technique. Ici, il ne suffit plus simplement de mettre un pied devant l’autre. Cordes pour aider à descendre, échelle, passages étroits… Certains secteurs demandent de bien regarder où je mets les pieds et de prendre mon temps. Rien d’insurmontable, mais suffisamment technique pour pimenter un peu cette première partie de randonnée. Cela casse le rythme de la longue descente et apporte un peu de variété.

Ce jour-là, le sentier est animé.
Une course de trail passe par là. Les traileurs remontent le fameux « mur de Dos d’Âne » alors que moi, je le descends. Comme le sentier est assez étroit par endroits, je dois régulièrement me mettre sur le côté pour les laisser passer. Je les regarde filer à toute vitesse dans le sens inverse du mien… Et là, une pensée me traverse… je suis bien contente d’être dans le bon sens.
Ces passages répétés ralentissent forcément mon rythme de descente et me donnent l’impression que cette portion est encore plus longue que prévu. Mais finalement, je ne vais pas m’en plaindre. Ces pauses forcées me permettent de souffler et, surtout, de ménager un peu mes genoux.

Parenthèse culturelle :
Le mur de Dos d’Âne fait partie du parcours de la « Diagonale des Fous ». Lors de cette mythique course du Grand Raid de La Réunion, les coureurs arrivent à Deux Bras après leur traversée de Mafate, puis attaquent cette longue et raide montée vers Dos d’Âne avant de poursuivre vers La Possession.
Une petite information qui permet de remettre les choses en perspective. Moi, je viens de descendre cette portion tranquillement, avec mon sac à dos, mes pauses photos et mes petites questions existentielles « où est-ce que je pose mon pied ? ». Eux la remontent après avoir déjà parcouru des dizaines de kilomètres.

Et puis, au fil de la descente, le paysage devient tout simplement grandiose. La vue s’ouvre de plus en plus sur le cirque de Mafate, sur la côte et sur la Rivière des Galets, qui serpente bien plus bas dans le paysage. Punaise, que c’est beau !
Je prends conscience que ce décor incroyable n’est finalement… que le début de la randonnée parce que je vais encore passer des heures à l’intérieur de ce cirque. Et comme si le paysage ne suffisait pas à m’accueillir, un petit oiseau vient lui aussi me souhaiter la bienvenue à l’arrivée de cette première portion. Une jolie façon de terminer cette descente avant de poursuivre plus loin dans Mafate.

Deux Bras

Après cette grosse descente, j’arrive à Deux Bras. Et là, changement complet de décor.
La Rivière des Galets devient le fil conducteur de la randonnée. Je profite de cet endroit pour faire une pause pique-nique, les pieds dans l’eau. Après le mur de Dos d’Âne, ils ont clairement mérité leur petit spa naturel.

De Deux Bras à Cayenne

Je repars ensuite vers Cayenne. Et cette portion est probablement l’une de celles qui m’ont le plus marquée.
Le décor change sans arrêt.
Je marche dans la rivière.
Je retrouve un sentier.
Je traverse à nouveau.
Je grimpe.
Je redescends.
Et entre deux passages un peu techniques, je prends le temps de regarder autour de moi. Les pitons de Mafate apparaissent de tous côtés. Certains portent des noms assez poétiques : Piton Carré, Piton Cabri, Piton Papangue, Calumet… J’ai presque l’impression d’être en train de marcher dans une gigantesque carte en relief. Sauf que la carte, ici, me demande un peu plus d’effort pour avancer.

La Porte et la passerelle du Bras d’Oussy

À La Porte, je prends la direction de Cayenne. Je poursuis ensuite vers le Bras d’Oussy. Et puis arrive la passerelle. Je m’arrête. Parce que là, franchement…Waouh.
La passerelle franchit les 25 mètres du Bras d’Oussy et offre une vue incroyable sur les gorges et les reliefs environnants. Mais au-delà de ses caractéristiques techniques, ce que je retiens surtout, c’est la sensation. Je suis suspendue au milieu de Mafate. En dessous, le Bras d’Oussy. Autour, les pitons escarpés et les remparts vertigineux. C’est vraiment grandiose !

Parenthèse culturelle :
Ces passerelles qui changent tout…
La passerelle des Lataniers, construite en 2012, permet notamment aux habitants de Grand Place et de Cayenne de circuler lorsque la rivière devient infranchissable.

En regardant la passerelle, je pense d’abord au joli point de vue qu’elle offre. Mais elle a surtout une fonction beaucoup plus importante pour les habitants. Et là, je réalise que ce que je prends pour une jolie étape de randonnée est en réalité une infrastructure essentielle à la vie quotidienne dans le cirque.
À Mafate, une passerelle n’est donc pas simplement un endroit parfait pour faire une photo avec les montagnes derrière. C’est parfois le seul moyen de continuer à circuler. Et cette différence change complètement ma façon de regarder le paysage.

Cayenne : un îlet au milieu des montagnes

Je poursuis vers Cayenne. J’aperçois des maisons. Des jardins. Et soudain, je réalise que je suis au cœur d’un véritable village. Pas un décor de randonnée. Un endroit où des gens vivent réellement.

Parenthèse culturelle :
Cayenne possède d’ailleurs une histoire assez étonnante. L’îlet s’est développé à partir de la fin du XIXe siècle autour d’une source d’eau chaude qui avait donné naissance à un petit établissement thermal, Mafate-les-Eaux. Mais deux éboulements successifs, en 1912 puis en 1913, ont profondément modifié le secteur et entraîné l’abandon du village thermal. Difficile aujourd’hui d’imaginer cette histoire en regardant simplement les montagnes autour de moi.

Je poursuis pourtant ma route. Parce que ma journée est loin d’être terminée.

Direction Grand Place les Hauts

Depuis Cayenne, je prends la direction de Grand Place les Hauts. Et évidemment… ça monte.
Je commence à comprendre une règle fondamentale de Mafate : quand je pense que ça va être facile, ça monte. Quand je pense que ça va descendre… ça monte aussi. Bon, parfois ça descend. mais pas une douce descente. Non, non. Une descente bien raide, histoire de faire travailler les genoux autant que les mollets !
Sur le sentier, je remarque aussi quelque chose que l’on croise régulièrement à La Réunion : de petites niches et des cavités aménagées dans la roche, avec des statues et des signes religieux.

Parenthèse culturelle :
Ces petits lieux de dévotion sont des oratoires religieux. On en trouve beaucoup sur les routes, les chemins et les sentiers de l’île. Ils peuvent être installés dans de petites constructions, mais parfois aussi directement dans une cavité naturelle.
Dans le secteur de Mafate, certains sont particulièrement étonnants puisqu’ils ont été aménagés à même la roche. On y trouve des niches abritant des statues de figures religieuses. Ces oratoires sont de véritables témoins de l’importance de la religion dans l’histoire et la culture réunionnaises.

Je poursuis jusqu’à Grand Place École. Et c’est ici que se trouve la statue d’une figure emblématique de Mafate : le facteur. Quand distribuer le courrier devient un exploit !

Parenthèse culturelle :
À Grand Place se trouve la statue d’Ivrin Pausé, le célèbre facteur de Mafate. Il a distribué le courrier dans le cirque pendant 40 ans, de 1951 à 1991, parcourant ses sentiers à pied. Au cours de sa carrière, il aurait ainsi marché près de 252 000 kilomètres.
Réalisée par le sculpteur réunionnais Marco Ah-Kiem, sa statue a été installée à Grand Place en 2016. Elle est sculptée dans du basalte provenant de la Rivière des Galets.

Et franchement, après avoir marché quelques heures dans Mafate, je regarde forcément cette statue autrement. Parce que moi, je fais cette randonnée pour le plaisir. Lui, c’était son travail. Tous les jours et par tout temps. Et c’est loin d’être un sentier plat et tranquille !
Outre ce symbole, à Grand Place École, il y a aussi une école élémentaire qui accueille les enfants de Grand Place et des îlets environnants. Elle fait d’ailleurs partie des petites écoles de Mafate qui permettent aux enfants vivant dans le cirque d’être scolarisés au plus près de chez eux.

Grand Place les Hauts
Je poursuis encore un peu. Quelques montées supplémentaires. Parce que manifestement, mes jambes n’avaient pas encore suffisamment travaillé.

Et puis… j’arrive enfin à Grand Place les Hauts. À ce moment-là, je suis plus que contente de voir le gîte. Très heureuse même. Après presque sept heures de randonnée, mon sac à dos et moi avons légèrement besoin de prendre nos distances.

Une nuit chez Marcel Bilin

Pour cette nuit dans Mafate, cela sera au gîte Chez Marcel Bilin. Il se trouve à Grand Place et peut accueillir jusqu’à 24 personnes, avec chambres et dortoirs. Il propose également le dîner et le petit déjeuner dans sa formule en demi-pension. Et après une journée comme celle-là, l’idée d’avoir un repas préparé sans avoir à cuisiner me paraît absolument géniale. Le menu est typiquement réunionnais : cari, riz, grains, rougail… Bref, exactement ce qu’il faut après avoir passé la journée à grimper, descendre, regrimper et se demander, pendant quelques micros secondes pourquoi je me suis lancée là-dedans !
Ici, il faut aussi accepter de vivre au rythme de Mafate.
Pas de réseau routier, pas de raccordement électrique classique comme à la maison : l’énergie est produite de manière autonome. Au gîte, l’eau chaude est notamment liée à l’installation solaire et l’électricité reste une ressource à gérer avec parcimonie. Un groupe électrogène peut prendre le relais lorsque la production solaire ne suffit pas. Autrement dit : ici, on ne branche pas tout et n’importe quoi comme si on était à la maison. Et après avoir passé une journée entière dans Mafate, cette sobriété fait finalement partie de l’expérience.

Et puis il y a l’ambiance. Ici, pas de voiture garée devant le gîte. Pas de bruit de circulation. Je suis au milieu des montagnes.
Le soir tombe doucement sur Mafate. La lumière devient exceptionnelle.
Après cette première journée, je profite de ce calme. Un bon repas, quelques échanges, un peu de repos… Et surtout cette sensation assez particulière d’être loin de tout.

Jour 2 : Grand Place les Hauts, Roche Ancrée et retour vers Deux Bras

Après un petit dej au gîte, je remets mon sac sur le dos. Et je repars.
Se réveiller à Mafate est vraiment une expérience à part. La lumière du matin accroche les remparts, les pitons se dévoilent peu à peu et le calme est seulement interrompu par le chant du coq. Après une nuit au cœur du cirque, j’ai presque l’impression d’avoir dormi dans une parenthèse. Un petit cocon à l’état brut loin de tout.
Bon… Mafate aurait quand même pu profiter de cette ambiance paisible pour me proposer une journée tranquille. Mais non.. La journée commence par une courte montée. En face, les remparts. Puis arrive une descente. Et pas n’importe laquelle. Cette deuxième journée ne sera pas une simple formalité pour rejoindre Deux Bras.

Roche Ancrée

Direction Roche Ancrée. Sur environ 1,5 km, je descends près de 600 mètres. Autant dire que mes genoux comprennent immédiatement qu’ils vont encore avoir leur mot à dire aujourd’hui. Je descends prudemment. Le terrain est accidenté. La pente est importante et quelques glissades répondent à l’appel. Mais à mesure que je perds de l’altitude, le paysage reste incroyable. Les reliefs de Mafate m’accompagnent toujours et la Rivière des Galets apparaît progressivement en contrebas.

Rivière des Galets : traversée numéro 1… 2… 8

La descente se poursuit jusqu’à Roche Ancrée. Et après plusieurs portions bien pentues, l’arrivée au bord de la rivière marque un vrai changement d’ambiance. Je retrouve la rivière et commence une véritable série de traversées.
Une fois.
Puis deux.
Puis trois.
Puis…
J’ai arrêté de compter.
Le principe est assez simple : trouver le meilleur endroit pour passer, essayer de garder l’équilibre sur les rochers et surtout éviter de finir avec les deux pieds complètement trempés. Spoiler : ça ne fonctionne pas toujours. Ça glisse. Ça éclabousse. Je cherche mon équilibre. Je regarde où poser mon pied.
Par contre, il y a une constante : le paysage. Même lorsque je dois regarder mes pieds, il suffit que je relève la tête pour prendre une nouvelle claque visuelle.
Les remparts.
Les pitons.
La rivière qui se faufile entre les reliefs.
Mafate continue de faire son spectacle.

Petite pause gourmande : les derniers jamblons de la saison

Et puis, au milieu de cette randonnée assez physique, je tombe sur les derniers jamblons de la saison. Pause obligatoire. Quelques fruits cueillis au bord du sentier et voilà qu’un petit goût d’enfance s’invite au milieu des montagnes.

Parenthèse culturelle :
À La Réunion, le jamblon est bien plus qu’un simple fruit sauvage que l’on croque au détour d’un chemin. Pour beaucoup, il évoque les cueillettes improvisées, les doigts et la bouche teintés de violet, et ces petits plaisirs d’enfance que l’on oublie parfois jusqu’à ce qu’une saveur familière les fasse resurgir. Originaire d’Asie du Sud, ce fruit s’est depuis longtemps fait une place dans les paysages et les habitudes réunionnaises. Sa chair juteuse, à la fois sucrée, acidulée et légèrement astringente, a une saveur très reconnaissable.

Quelques jamblons aperçus au bord du sentier peuvent ainsi transformer une simple pause en véritable voyage dans le temps. Et au cœur de Mafate, entre deux passages un peu sportifs, ce genre de surprise a forcément une saveur particulière.

Retour vers Cayenne

Je poursuis ensuite vers Cayenne, cet ilet, avec ses cases créoles.

Mais cette fois, je ne reprends pas exactement le même itinéraire que la veille. Pas de passerelle d’Oussy à traverser. Aujourd’hui, je la vois depuis la Rivière des Galets. Et dire que la veille j’étais dessus ! Aujourd’hui, je la regarde d’en bas. C’est assez amusant de voir à quel point, dans Mafate, quelques heures suffisent pour changer complètement son point de vue sur un même paysage.
Je retrouve plutôt la Rivière des Galets et les différents passages qui permettent de rejoindre progressivement Deux Bras.
Rivière.
Cailloux.
Traversée.
Tunnel.
Soleil.
Sueur.
Et à nouveau rivière.
À ce stade, j’ai presque l’impression de connaître chaque caillou personnellement.

Sur cette portion, il faut contourner le barrage par un tunnel creusé sous la montagne. Il fait environ 100 mètres de long. Pas exactement le genre de tunnel que l’on s’attend à trouver au milieu d’une randonnée dans un cirque volcanique. Et même si ce n’est clairement pas la partie la plus esthétique du parcours, elle rappelle aussi que Mafate n’est pas seulement un décor spectaculaire : le territoire est parcouru d’ouvrages liés notamment à l’eau et aux déplacements. Une fois le tunnel franchi, je retrouve la lumière et la Rivière des Galets.

Le taxi 4×4, mon meilleur ami

Et puis arrive enfin l’heure tant attendue.
13 heures.
Le taxi 4×4 est là. Et avec lui, une décision qui me paraît absolument merveilleuse : je ne remonte pas le mur de Dos d’Âne. Parce que oui. Le premier jour, je l’ai descendu. Le deuxième, il aurait fallu le remonter. Et après deux jours de randonnée, de dénivelé et de traversées de rivière…Comment dire… Merci, mais non merci. Une fois m’a suffi. Je prends donc le 4×4 depuis la Rivière des Galets pour terminer mon retour.

Deux jours à Mafate : mon bilan

Et voilà. Deux jours dans Mafate. Deux jours à marcher, grimper, descendre, traverser des rivières, regarder des paysages incroyables…
Si je devais résumer ce week-end en quelques chiffres :
1000 émerveillements.
5 glissades.
Une cheville qui fait un peu la tête.
Des cuisses qui ont officiellement déposé une réclamation.
Et surtout… la satisfaction de l’avoir fait.
Parce qu’au-delà des kilomètres et du dénivelé, ce que je retiens surtout, c’est cette impression d’avoir vraiment découvert Mafate. Pas seulement depuis un belvédère. Pas seulement en regardant les photos des autres. Mais en marchant au cœur du cirque, en traversant ses rivières, en passant devant ses maisons, son école, ses gîtes et ses petits coins de vie. Et c’est probablement ça que j’ai le plus aimé.

Est-ce que je recommande cette randonnée ?
Oui, clairement… mais pas à tout le monde !
Cet itinéraire demande d’être habitué à la randonnée en montagne. Les dénivelés sont importants, certaines descentes sont raides, le terrain peut être accidenté et les passages dans la Rivière des Galets demandent de rester attentif aux conditions du moment.
Et justement, la rivière est un point à ne pas négliger. Son niveau peut changer rapidement après de fortes pluies, et un passage facile lors d’une précédente randonnée peut devenir beaucoup plus compliqué, voire impraticable.
Et surtout : vérifiez l’état des sentiers avant votre départ.
À La Réunion, les conditions peuvent évoluer après des épisodes météorologiques importants et certains sentiers peuvent faire l’objet de fermetures temporaires ou de réouvertures. Le sentier Roche Ancrée – Grand Place a d’ailleurs fait l’objet de travaux et d’un arrêté de réouverture en 2025.
Bref : mon récit raconte ma randonnée, à une date donnée. Il ne doit pas remplacer les informations officielles du moment.

Et si je devais refaire cette randonnée ?
Oui. Sans hésiter. Enfin… je garderais quand même l’option 4×4 pour le retour. Parce que le mur de Dos d’Âne, je l’ai descendu une fois. Et ça me suffit largement.

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